La fureur de vaincre… le métro de Tokyo !

4 Mai

Et on ose se plaindre de la STIB?

Michael Wolf Tokyo, photographe japonais, nous présente les japonais délicatement en-sushi-ssonnés dans leur métro. Sa fréquentation journalière tourne autour des 8 millions de voyageurs, contre 800.000 pour la STIB.

Ces visages tokoyoïtes, qui rappellent ceux des victimes de Bruce Lee dans La fureur de vaincre, pourraient être repris pour une campagne de communication pour la STIB. Ca éviterait quelques râles bruxellois.

Pensons-y avant de se plaindre de la promiscuité des heures de pointes: à côté de cela, la STIB nous propose chaque jour un merveilleux voyage!

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Marie-Antoinette 2.0

2 Mai

Bienvenue dans le Kunst* berlinois. Site internet créé par deux étudiants en art, « Die Guillotine » vous propose de voter pour ou contre l’exécution d’un mouton. Un vrai mouton, dont le droit à la vie où a la mort sera décide par les imbéciles internautes. Jour prévu de l’exécution de notre compatriote : le 17 mai. Selon les Kunstler, la démarche est à comprendre en terme de provocation artistique. Définissez le terme « Art », chers Berlinois.

Les conditions de vote sont simples.

  • Rendez-vous sur http://www.die-guillotine.com/.
  • Dès votre entrée sur le site, profitez d’une vidéo pour visualiser l’instrument d’exécution, aux couleurs chatoyantes et dont le bruit délicat vous bercera lors de votre prise de décision.
  • Ajoutez votre ja ou Nein aux 2 millions de votes déjà comptabilisés.
  • Sentez-vous important, vous avez artistiquement participé à la kunst-exécution ou au kunst-sauvetage de l’ovidé.

Est-ce que l’exécution va véritablement avoir lieu ? Nein, selon l’université dont sont issus les protagonistes, qui risquent gros en matière légale si une tête de mouton venait à tomber (on a le droit d’exécuter des moutons dans les abattoirs, mais pas artistiquement, pardi !). Provocateurs jusqu’au bout, Iman Rezai et Rouven Materne précisent tout de même que, si l’exécution venait à être votée, elle se ferait sans douleur…

Chers moutons, prenez vos sabots à votre cou, qui pourrait bien être tranché si le Kunst venait à vous attraper !

(*) Kunst : Art, en allemand.

 

Inspiration n°6

2 Mai

« Qu’ils mangent de la brioche ! » (Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine)

By Kris Tate

Inspiration n°5

2 Mai

« L’éducation peut tout: elle fait danser les ours » (Leibniz)

By Kris Tate

Inspiration n°4

2 Mai

« Une vision sans action n’est qu’une hallucination » (Michaël Kami)


 

By Kris Tate

Marketing pour un sou

18 Avr

Ogilvy, une agence de publicité parisienne, a décidé de revisiter les pancartes de SDF parisiens. Une idée originale, qui pourrait pousser d’autres agences de publicité dans le monde à faire de même. Consacrer du temps et de l’énergie à une cause non-lucrative (pas directement en tous cas), voilà une action bien noble de la part de Ogilvy.

D’après les estimations, 3000 parisiens seraient sans-abris. Il existe certes des associations leur venant en aide, mais pas de cette manière. Il s’agit ici d’interpeller le passant grâce à des messages graphiquement originaux.

Evidemment, on ne peut s’empêcher d’y voir une subtile forme de publicité pour Ogilvy qui, en prêtant ses aptitudes à la cause des sans-abris, crée un buzz “attendrissant”… Mais pas pour tout le monde. En effet, l’initiative à été critiquée par énormément d’internautes, via Twitter, Facebook ou Youtube. D’ailleurs, sur Youtube, la vidéo relative à ce buzz récolte le score record de 90% d’avis négatifs. Et le spot est en ligne depuis à peine deux jours…

Décidemment, que faire pour bien faire ?

http://www.ogilvy.com

Hey babe, take a walk on the wild side

18 Avr

« Stop the traffik est une coalition mondiale qui regroupe des organisations, des communautés et des individus œuvrant pour sensibiliser les populations au problème mondial du trafic d’êtres humains, leur faire comprendre ce problème et exiger que cette situation change » (www.stopthetraffik.org).
On aime la courageuse action de ces filles, qui crée un buzz nous relayant un message clair depuis les vitrines du quartier rouge d’Amsterdam. Derrière ces mouvements de poupées désarticulées, une cause qui leur est chère. Et surtout, un message  « J’ai toujours voulu être danseuse, mais j’ai atterri ici ». Certaines mauvaises langues verront en leur situation un destin naïvement provoqué. Mais, chers moutons, comprenez plutôt en ces mots qu’un rêve mis entre de mauvaises mains peut se transformer en cauchemar.
En voyant la réaction des clients dans ce spot, un questionnement nous vient à l’esprit: Arroseurs arrosés, seriez-vous en train de prendre conscience de ce que cache la prostitution ? La femme objet serait-elle en voie de disparition ?

Hého, n’exagérons rien tout de même.

« Candy came from out on the Island
In the backroom she was everybody’s darlin’
But she never lost her head
Even when she was giving head
She says, Hey babe Take a walk on the wild side« 
Lou Reed

La poupée qui fait oui

12 Avr
Après le toy-boy de la FNAC (cfr «Etre un objet n’est plus exclusivement féminin») créé en 2011, permettez-nous de vous présenter la femme sous emballage. Conçu par l’agence interactive belge Emakina en 2007 pour le compte du site d’e-commerce DVDPost, ce spot sous-entend qu’il est possible de louer la femme de son choix par un simple clic sur Rent-a-wife.com. Vous choisissez les caractéristiques et votre coli est livré dans les plus brefs délais, frais de port inclus. Votre commande se présente sous forme d’un emballage de type poupée Barbie que vous n’aurez aucun mal à ouvrir malgré votre impatience. Chers moutons, ne vous laissez pas berner par les regards amoureux dont l’homme gratifie la femme. Il s’agit bien ici de l’excitation émotionnelle que suscite tout nouvel achat. «Femme en location, bonheur à la maison », prône le buzz factice, qui ne dévoile la supercherie qu’au moment ou vous pensez clôturer votre commande de Marjorie et ses amies. Mouais.

Et après on s’étonne de l’émergence de sites internet tels que adopteunmec.com, qui propose aux femmes de mettre des hommes dans le panier et autres e-commerceries. Sauf que dans ce dernier cas, le site existe bel et bien, et propose d’adopter des mâles répertoriés sous différentes catégories de produits, histoire de ne pas tomber sur un aventurier musqué alors que votre truc à vous, c’est l’intello.Oui oui, j’ai bien écrit intello, car il n’y aurait pas que des soumis écervelés qui se laisseraient adopter. Mais le site ne délivre pas de certificat de QI au moment de l’adoption. Dommage, ça nous aurait ôté les derniers doutes.

Résultat des courses…
Pour la pub FNAC, qui proposait d’échanger son mâle contre un jeune poulain, mauvais score: en 6 mois, 1.200 vues et très peu de réactions. Bien joué le coup de ne pas la faire tourner sur les réseaux sociaux et autres, ça évite les frais d’avocats. Mais tant d’efforts pour 1200 vues de moutons-même-pas-choqués…
Pour le spot Rent-a-wife, c’est l’opposé. Là, le marketing viral nous prouve une fois encore son efficacité: 130.000 vues sur Youtube, 60 « j’aime », 17 « je n’aime pas ». Et, surtout, des commentaires de néo-sociologues avertis, du genre: «wait i thought women were objects. Are you seriously suggesting that they arent???» (dixit johnisalex122). Quand à adopteunmec.com, il coule des jours paisibles, flottant entre humour sarcastique et soumission masculine dégradante.

Alors, les moutons, soyez avertis. Si vous sous-entendez que la femme pourrait être prise pour une poupée, qu’un jeune homme serait plus attractif qu’un vieux, ou qu’un garçon se plairait à entrer dans un panier, vous risquez d’innombrables bêlements de moutons choqués. Et une ou deux plaintes du CRIOC (le Centrede recherche et d’information des organisations de consommateurs) ou d’Isabelle Alonso.

Playlist des Moutons de la Revolution

3 Avr

Analyser les moutons, c’est bien… en écoutant de la musique, c’est mieux.
Relaxez vos petites pattes, ouvrez grand vos oreilles, et laissez-vous porter par ces délicieuses vibrations.

Etre un objet n’est plus exclusivement féminin

2 Avr

Au 21ème siècle, bonjour le toy-boy en parfait état de marche. La FNAC, qui tente d’atteindre un public plus féminin, propose de reprendre un mari en « état de marche » et de l’échanger contre un jeune poulain. Il semble tout droit sorti de chez Abercrombie & Fitch (ou de Melrose Place, pour les moins avertis), et se laisse même pincer les fesses à la sortie du magasin. Sans mode d’emploi, la nouvelle emplette plug and play est livrée sans emballage fastidieux.

Mesdames les cougars, vous n’aurez jamais autant eu envie de vous promener entre les baffles et les ordinateurs. Achetez, profitez, râlez, échangez… et suivez la mouvance du recyclage. Devenez consommateur zappeur, en toute bonne conscience.

Encore faut-il définir ce que la condition « en état de marche » comprend… au risque de se voir refuser l’échange !